Murmureur – Juste un murmure

cheval-equitation-murmureur-homme-de-cheval-chevaux-sam-powellLes Murmureurs ou  les Homme de chevaux m’ont toujours intéressé, j’aime voir la chimie qu’ils ont avec les chevaux et qu’ils arrivent à se faire comprendre et à les comprendre et ce dans le respect de l’animal. J’ai lu un livre dernièrement sur les chevaux et j’ai trouvé qu’il apportait des points intéressant.

Le livre est Juste un murmure de Sam Powell, il nous parle de sa perception du cheval. En voici en quelques lignes.

Le cheval est un animal de proie avec un instinct de survie enraciné depuis des millénaires. Les deux endroits où il est vulnérable est le dos et le ventre. Les chevaux sont naturellement claustrophobes donc, ils aiment plus ou moins les box car, ils perdent leur capacité de fuite.

Homme de cheval

Pour Sam Powell, il y a une différence significative entre un entraineur et un homme de cheval. Un homme de cheval ne s’intéresse pas à la compétition, il aide le cheval à comprendre les gens et aide les gens à comprendre le cheval. Il considère le cheval en tant qu’être et ne va pas juste essayer les gadgets pour régler un problème. Cela ne s’apprend pas en quelques heures, ce sont des années d’observation et de pratique.

Les trois qualités pour être un meilleur homme de cheval : beaucoup de patience, grande ouverture d’esprit, mettre de la bonne volonté et vous débarrasser de votre amour propre.

Le mot d’ordre est de prendre son temps. Il faut trouver des solutions durables et non juste trouver un gadget qui corrige le problème.

‘’ Les vrais maîtres sont ceux qui ne s’attachent pas à vous montrer ce qu’ils sont capables de faire avec votre cheval, mais plutôt à vous montrer ce que vous pouvez faire avec, et à vous apprendre comment. Parce qu’ils ont le plus grand souci du bien-être du cheval, ils se rendent compte que la seule façon d’atteindre leur objectif majeur, c’est-à-dire une meilleure qualité de vie pour les chevaux, est d’apprendre aux autres à faire ce qu’ils font.’’ P.141

D’un point de vue du cheval

Dans tous nos efforts de leur procurer plus de confort, nous essayons de changer ce qui font d’eux des chevaux.

On les mets dans des box pour leur protection mais, on restreint leur liberté et ont les isolent. C’est un peu comme un signe de punition en le comparant à nos prisons mais, pour les chevaux, ont le fait par amour et protection

Pour leur bien, on leur donne du grain mais, si l’on se fit à leur alimentation naturelle, ils mangent de l’herbe donc ils ont besoin de fibres longues.

Il faut donc les sortir le plus souvent possible, donnez du foin à l’année et ce avant le grain pour l’aider à mieux digérer le grain. On doit se fier au niveau d’activité pour la quantité de nourriture sinon, c’est comme donner du sucre à un enfant hyperactif pour l’enfermer dans un placard. Cela donne rarement de bons résultats.

Le cheval en tant qu’être

Tout au long de notre histoire, les hommes ont tenté d’imposer leur façon de faire aux autres par la force et les guerres. Plusieurs reprennent un peu le même schéma avec les chevaux. On ne peut pas lui demander d’être autre chose qu’un cheval et on y arrivera encore moins par la violence.

Il faut toujours considérer la perception du cheval. Un exemple : Si nous arrivons vite et stressé dans le pré, le cheval fuit, il ré-évalue et voit ensuite que nous sommes fâchés, il court. Le cheval est un animal de fuite et nous ne pouvons pas lui demandé autrement.

L’observation est primordiale, en observant le cheval dans sa globalité, il est possible d’en apprendre beaucoup sur lui, le comprendre et régler plusieurs problèmes.

Comprendre son langage

Pour le comprendre, il faut évaluer ses moyens de communication.

Télépathie : s’il y en a un qui ressent le danger, les autres vont le sentir aussi

Langage : il est simple et universel pour tous les chevaux du monde, il est sonore et gestuelle.

‘’Pour la plupart de ces gens, le langage du cheval est très doux et subtil, presque imperceptible. Peut-être est-ce de là que le terme ‘’chuchoteur’’ trouve son origine, car ce langage est réellement presque un murmure.’’ P.142

Écouter le cheval

Il est important de l’écouter car, si nous corrigeons la cause, il vous écoutera à nouveau. Bien souvent nous créons le problème sans le vouloir comme une selle qui le blesse ou qu’on le change d’environnement. Souvent les premiers signes sont subtils et s’amplifient si le problème n’est pas réglé.

Respect et confiance

Il faut recréer avec lui une hiérarchie comme dans son troupeau à l’état naturel car, il ne nous écoutera pas s’il ne nous respecte pas et cela est possible sans la violence. Pour obtenir sa confiance, il faut comprendre son langage et son instinct.

Il ne faut pas non plus récompenser une marque de non-respect tout comme une punition doit être fait une seule fois et ce seulement sur le coup de l‘incident et non plus tard.

La zone de sécurité d’un cheval est 8-9m donc si vous vous retrouvé à l’intérieur de cette distance, il doit vous respecter pour y être en sécurité.

Apprentissage

Sam Powell considère l’apprentissage avec les ‘’trois R’’ : Request, Response, Release. On doit relâcher s’il le fait bien sinon, il le fera mal. Le mot d’ordre est la PATIENCE car, ils sont un peu comme des enfants, il faut leur laisser le temps d’apprendre. Tout doit être fait doucement, aucun mouvement brusque et de façon progressive et au rythme du cheval. Il faut s’assurer que le cheval est bien accepter une étape avant de passer à la suivante. Un cheval devrait apprendre quelque chose de nouveau à tous les jours.

Il ne faut pas oublier que le cheval ressent notre stress et nos émotions, il est donc possible que le cavalier soit en faute si le cheval n’écoute pas.

Il est important de respecter le rythme du cheval et il est important qu’il est bien compris la base car, il est impossible d’avoir une bonne relation de travail si la base n’est pas bien acquise. Il y a aussi l’historique du cheval auquel nous devons prendre ne ligne de compte car, un cheval de course n’a pas appris la main D donc ce n’est pas la faute du cheval s’il ne comprend pas notre demande.

‘’Les chuchoteurs comprennent suffisamment bien le cheval pour établir avec lui une réelle communication plutôt que de lui imposer leur volonté.’’ P.142

Cheval Partenaire

Le cheval est le partenaire du cavalier et doit toujours être pris en considération, il n’est pas un animal de compagnie. On ne jumèlerait pas un débutant avec un étalon mais, plus un cheval âgé qui sait quoi faire. Tout comme un poulain devrait être débuté avec une personne qui si connait et non un débutant. Nous devons le traiter comme un animal de proie et non comme un chien ou un chat qui sont des prédateurs.

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